La traduction consiste-t-elle toujours à traduire ?

Le lexique catalan propre à la fête de la Mercè met en évidence le fait que, bien que cela puisse paraître très paradoxal, il ne faut pas toujours tout traduire dans le domaine de la traduction.

Feliç dia de la Mercè ! Le 24 septembre, la ville de Barcelone revêt son habit de fête. Durant environ une semaine, la culture traditionnelle catalane envahit les rues de cette emblématique icône du modernisme pour rendre hommage à la Vierge de la Mercè. La patronne de la Ciudad Condal, populairement connue comme la Mercè, rassemble chaque année des milliers de personnes qui ont l’occasion de profiter des activités culturelles, artistiques et festives en plein air les plus représentatives de la région de Barcelone. Ils sont tous très attachés à la tradition catalane, c’est pourquoi il est courant que les éléments et les activités propres à la Mercè sont désignés en catalans.

Si un mot ne possède pas de traduction équivalente officielle, le plus courant est de laisser le terme dans la langue d’origine et d’ajouter une incise explicative.

La Mercè est une occasion parfaite pour faire connaître la richesse de la culture populaire catalane. Comment peut-on traduire les mots propres à la Mercè, tels que correfocs, castell, casteller, cercaviles, sardana, trabucaires, colles, bastoners, capgrossos ou esbart, dans le but d’atteindre cet objectif ? Premièrement, il faut se demander si chacun possède une traduction officielle dans une langue donnée, ce que l’on appelle « équivalent admis ». Si ce n’est pas le cas, le plus fréquent est de laisser le terme dans sa langue d’origine et d’ajouter une note explicative ou une information qui aide le lecteur à comprendre le concept qui est abordé. Bien que cela puisse paraître paradoxal, on ne traduit pas toujours tout dans le domaine de la traduction.

Si une référence culturelle possède un équivalent dans une autre langue, un débat très intéressant s’ouvre. En effet, il existe alors deux possibilités : la traduire ou la laisser telle quelle.

Alors, s’il existait des équivalents pour des références culturelles en catalan, comment faudrait-il procéder : les traduire ou non ? Cette question ouvre un débat très intéressant entre deux options possibles. D’une part, les termes originaux peuvent être traduits pour permettre aux récepteurs qui ne parlent pas catalans de les comprendre et ainsi d’assurer la diffusion de l’héritage catalan à l’étranger. L’autre solution pourrait être d’opter pour ne pas traduire les mots originaux afin de respecter, de revendiquer et de faire connaître la culture en question. De plus, la décision pourrait être prise sur la base de la langue dans laquelle un mot particulier est plus idiomatique.

Traduire ou non un mot qui possède un équivalent dans une autre langue dépend de la commande de la traduction et de la décision du client.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse lorsqu’il faut faire ce genre de choix. Il existe plusieurs options parfaitement valides. Choisir l’une ou l’autre dépendra des caractéristiques de chaque commande de traduction et, bien sûr, de la volonté du client, qui a le dernier mot.

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María Soria
info+msoria@sanscrit.net

Es filóloga inglesa, editora y traductora inglés-español. Apasionada de la escritura, tiene amplios conocimientos en corrección de textos en español y traducción literaria, humanística y jurídica. Ha traducido y autopublicado en Amazon varios relatos breves. En sanscrit, se ocupa del marketing.