La grande opportunité des fintech (technologies financières) en Suède

Les nouvelles technologies remettent en question les modèles financiers traditionnels. Les banques traditionnelles font face à une période de transition inévitable dans un environnement dominé par l’innovation, où les attentes des clients mettent en évidence l’obsolescence de certains des principes de ces établissements. La Suède est une des enclaves internationales du mouvement fintech qui incarne cette nouvelle manière de comprendre les services financiers. Nous allons, tout au long de cet article, nous familiariser avec ce concept, découvrir pourquoi il s’agit de l’une des activités les plus dynamiques en Suède et, enfin, nous analyserons ce qu’apporte la traduction professionnelle dans ce domaine.

Fintech : de quoi s’agit-il ?

Une première approche de la définition de fintech est l’utilisation de la technologie pour le développement des services financiers. Le terme est un acronyme formé par la combinaison des mots anglais financial et technology (technologie appliquée aux services financiers). C’est le modèle économique des entreprises technologiques qui fournissent des services financiers, comme les multinationales Facebook, Amazon, Apple ou Google (dont le cœur de métier n’est évidemment pas les finances). Dans un sens plus large, la fintech englobe toute l’offre de services financiers basés sur la technologie, sans tenir compte de la nature de l’entité qui les fournit, mais qui se situent en dehors des entités du secteur financier traditionnel.

Le poids du secteur fintech dans l’économie suédoise

Le marché financier représente 4,5 % du PIB de la Suède et 2 % de la main-d’œuvre de tout le pays. Les téléphones portables sont l’interface préférée des citoyens, par exemple pour les paiements automatiques (e-invoices) et le Bank e-ID (identification numérique dans les transactions bancaires). L’argent liquide a pratiquement disparu des rues suédoises, ce qui fait de ce pays l’un des centres de réussite les plus représentatifs en matière de services financiers de pointe. Après Londres et Berlin, Stockholm est la ville européenne qui reçoit le plus d’investissements dans le secteur fintech : environ 90 % de tous les investissements du pays et 85 % de ceux de tous les États scandinaves réunis. L’innovation imprègne tous les aspects du tissu économique suédois, faisant de ce pays un environnement propice à l’expérimentation, au développement et à l’intégration de nouvelles technologies. Les chiffres le confirment, puisque le chiffre d’affaires destiné à l’innovation technologique est passé de 180 millions d’euros en 2015 à plus d’un milliard en 2020.

La grande opportunité des fintech en Suède

Crédit photo : Jason Briscoe sur Unsplash

Initiatives et préférences en matière de fintech dans les entreprises suédoises

La BRI (Banque de Règlements Internationaux) a annoncé en juin 2021, en collaboration avec les banques centrales de Suède, d’Islande, du Danemark et de la Norvège, l’ouverture d’un nouveau centre fintech à Stockholm : le Pôle d’innovation nordique de la BRI. Son objectif est de créer un environnement d’expérimentation afin que les banques puissent faire face aux défis du monde numérique et ne pas perdre du terrain face aux entreprises émergentes qui dominent le marché petit à petit. Les catégories de règlements et de transferts sont les services les plus demandés par les clients du secteur de la fintech selon les données de l’entreprise Klarna, l’une des entreprises qui représentent le mieux la croissance de ce secteur dans l’économie nationale au vu de son chiffre d’affaires (environ 2,2 milliards d’euros entre février 2020 et octobre 2021). La fondation Green Fintech, quant à elle, a comme mission d’accélérer la transition vers des économies plus efficaces et durables. La Riksbank (Banque centrale suédoise), la Finansinspektionen (Autorité de surveillance financière suédoise) ou l’Association des banquiers suédois représentent quelques-unes de ses principales initiatives. En fin de compte, les différentes institutions financières suédoises cherchent à identifier les tendances en matière de technologie financière qui sont pertinentes pour les banques centrales et, par ailleurs, à élargir et à approfondir leurs connaissances sur celles-ci. Leur objectif est de développer des biens publics qui améliorent le système financier mondial.

Pourquoi est-il nécessaire de faire appel à un traducteur professionnel dans le secteur de la fintech ?

Le domaine des finances est truffé de termes spécifiques qui n’ont pas de signification ou d’équivalents linguistiques dans d’autres secteurs professionnels. Cette caractéristique laisse peu de place à la traduction automatique et, par conséquent, la charge du projet retombe sur le traducteur. La relation entre monde financier et monde juridique oblige le traducteur ou l’agence à avoir une connaissance approfondie des deux mondes et à réaliser un exercice de droit comparé afin d’adapter les textes aux différents cadres juridiques. Le profil requis est celui d’un traducteur international spécialisé en traduction économique et financière avec des notions en traduction juridique. Un traducteur comme ceux qui collaborent avec sanscrit.


Alejandro Gonzalez
info+alejandro@sanscrit.net

Es redactor de contenidos con una trayectoria multidisciplinar; sus conocimientos lingüísticos y su experiencia en Traducción, Tecnología y Marketing le permiten convertir las ideas a palabras con facilidad.