Le marché des produits de luxe résiste en Corée du Sud

Face à l’incertitude internationale qui a suivi le début de la pandémie de COVID-19, de nombreuses familles dans le monde ont accordé la priorité de leurs dépenses aux produits essentiels et délaissé tous les autres. Ainsi, tous les secteurs d’activité ont été touchés dans une plus ou moins grande mesure, à l’exception d’un seul : le secteur du luxe. Voyons pourquoi les entreprises d’exportation de produits de luxe subissent rarement les crises, pourquoi la Corée du Sud est un exemple clair de la bonne santé du secteur premium en temps de crise, et quel rôle joue la traduction professionnelle dans ce contexte.

Le paradoxe du marché des produits de luxe

Le profil même de l’acheteur de ces produits confère à ce marché une énorme solidité. La raison en est que le pouvoir d’achat élevé des clients leur permet de continuer à consacrer une partie de leur budget à l’achat d’articles qui ne sont généralement pas à la portée de toutes les bourses. Le fait est que les crises économiques, du moins dans le modèle capitaliste occidental, ont tendance à frapper les personnes aux plus faibles revenus. Dans un contexte de néolibéralisme économique, les hauts revenus survivent précisément grâce à leur patrimoine et à leurs liquidités, tandis que la classe moyenne s’appauvrit. Toutefois, il n’est pas judicieux d’attribuer la viabilité du secteur premium à l’aisance des revenus des consommateurs, du moins dans ce contexte de pandémie. En réalité, une grande partie de la population des pays développés a pu économiser pendant le confinement précisément parce qu’elle n’avait pas dépensé d’argent en voyages, en hôtels ou en restaurants.

À quoi ressemble le secteur du luxe en Corée du Sud ?

Compte tenu de cette situation, l’argent économisé par de nombreuses familles sud-coréennes pendant leur strict confinement a été destiné à une utilisation autre que les vacances ou les loisirs. D’après un rapport de Retail in Asia, il s’est porté sur les produits de luxe. Le volume actuel de ce marché en Corée du Sud est d’environ 16 milliards de wons (environ 12 milliards d’euros), soit une croissance de 5 % par rapport à l’année précédente. Nous parlons donc d’une augmentation totale de 23 % des ventes de produits de luxe pendant la pandémie. Une enquête menée auprès de 600 Sud-Coréens par Lotte Members entre le 22 novembre et le 3 décembre 2021 a révélé que les grands magasins étaient la destination préférée des 42,6 % de personnes interrogées pour effectuer leurs achats de luxe. Dans 18,3 % des cas, ils ont préféré se rendre directement dans les établissements premium, 13,3 % dans les boutiques de marque, 12,2 % sur les plateformes de commerce électronique et 11,1 % dans les magasins hors taxes.

Le marché des produits de luxe résiste en Corée du Sud

Photo de Sava Bobov sur Unsplash

De plus, tous les produits premium vendus dans le pays ne sont pas produits localement. En effet, si l’on compare les données pré-pandémie et post-pandémie, on constate que la quantité totale d’articles de luxe importés a bondi de près de 99 % après l’apparition de COVID-19. La Chine, les États-Unis et le Japon sont les principaux pays importateurs de la Corée du Sud. Nous parlons d’un chiffre d’affaires de 293,32 millions de dollars, comparés aux 149,2 millions de « l’ère pré-COVID ». Face à ces chiffres, des sociétés comme Hyundai Department Store, Shinsegae Department Store ou Lotte Department Store (les trois plus grands magasins du pays) ont réagi en mettant en œuvre des stratégies marketing agressives pour ouvrir davantage de boutiques de marques internationales de luxe dans leurs centres commerciaux.

Le rôle du traducteur professionnel dans le secteur des produits de luxe

Face à cette avalanche d’importations, il est facile d’imaginer l’importante quantité de documentation qui devra être traduite en coréen : contrats de distribution, documents de transport, fiches techniques, manuels de produits… Le profil du traducteur ou de l’agence capable de gérer ces projets est celui d’un traducteur international connaissant la langue coréenne et le commerce extérieur, ainsi que chacun des domaines d’expertise qu’englobe le secteur premium, allant de la mode et des accessoires à la technologie, en passant par l’automobile et l’alimentation. En somme, un traducteur qui travaille avec une agence telle que sanscrit.

Alejandro Gonzalez
info+alejandro@sanscrit.net

Es redactor de contenidos con una trayectoria multidisciplinar; sus conocimientos lingüísticos y su experiencia en Traducción, Tecnología y Marketing le permiten convertir las ideas a palabras con facilidad.